ROAD TRIPPIN' TEXAS
Après la Lousiane,
direction Dallas où je retrouve Clément, mon frère, pour faire un
road trip au Texas.
Douze heures de bus
et un changement à Huston, et nous voilà réunis ! Clément
m'attend à la station de bus avec notre belle voiture de location :
une grosse Dodge SUV, pour faire nos « Dudes », en bonne
et due forme. On est au Texas quand même.
Petit repas à
l'Italien du strip mall d'à côté de notre hôtel où on s'offre
des pintes de vin pour fêter nos retrouvailles.
DAY 1 : Dallas
Heureux hasard,
Edward Sharpe and the Magnetic Zeroes, un de mes groupes préférés
jouaient à Dallas le lendemain de notre arrivée. On a donc décidé
de rester un jour sur place et de partir le surlendemain.
Notre destination
première ? Bass Pro Shop, notre magasin préféré à tous les
deux : une énorme boutique spécialisée dans les activités
d'extérieures et principalement, la chasse, la pêche et le camping.
Le royaume du Camo. Il est même possible de s'entraîner à la
carabine et de pécher à l'intérieur du magasin. On y achète un
grand matelas gonflable.
A midi, nous
continuons sur notre lancée et nous arrêtons manger à HOOTERS, un
restaurant dont la marque de fabrique et d'avoir des serveuses taille
mannequin habillées en mini shorts et débardeurs très décolletés.
Une ambiance agréable et classe.
On décide de
s'accorder un petit moment culturel et nous rendons donc au musée
George W Bush. On apprend qu'on s'est trompé sur son compte :
quel grand homme malheureusement tragiquement incompris.
Le soir, on se rend
au Dallas Ballroom pour voir Edward Sharpe. Il manquait toutes les
femmes du groupe dont la chanteuse principale, Jade, alors j'étais
un peu déçue, mais le concert était malgré tout très cool !
Notre belle Dodge
Ecolog... quoi? Pas un seul couvert, pas une seule assiette qui n'était pas en papier ou en plastique dans les trois hôtels où l'on est restés...
Tendance Camo.
Je n'arrive pas à savoir si la tenue camo rose est gender friendly ou pas.
The George W Bush Museum
On a découvert que Laura Bush est une véritable artiste.
Dallas
DAY 2 :
On prend la route
pour Austin, la capitale du Texas, aussi connue pour être la ville
la plus libérale de l’État. Effectivement, des restaurants et
magasins bio et alternatifs jonchent les rues principales.
Au vu des prix
exorbitants des hôtels, on décide de camper au parc naturel un peu
en dehors de la ville. On replis les deux rangs de sièges arrières
de notre Dodge et on gonfle notre matelas : notre chambre pour
le reste de notre voyage est établie ! Et une chambre de luxe !
Coffre qui s'ouvre et se ferme en appuyant sur un bouton, lampe de
poche intégrée dans la voiture, et surtout, pas de bed bugs (ce
qui apparemment ici est assez fréquent) ! On décide de camper
désormais tous les soirs dans des parcs naturels ou campings !
Notre road trip prend un petit tournant Beatnik !
On se rend en fin
d'après midi explorer cette fois le centre ville d'Austin. Des gens
à pieds ou à vélo, des bars et petits restaurants ; après
Dallas, ça fait du bien. On prend même une bière sans se faire
« carded » (demander notre carte d'identité).
Austin
DAY 3 :
Clément se fait
réveiller par une bichette qui se baladent autour de la voiture.
On prend la route
pour San Antonio assez tôt pour essayer d'arriver à l'heure pour
aller au Gospel. On s'arrête à IHOP (International House of
Pancakes) en route. J'avais pourtant réussi à tenir jusque là sans
gros petit déjeuner malsain ! Bon. On arrive finalement à
l’Église : une toute petite maison en plein milieu d'un
quartier un peu ghetto où 3 voitures sont garées devant. On se
dégonfle et on va au centre ville. La ville a encore une touche un
peu mexicaine. On se ballade le long du river walk puis à Fort
Alamo.
On prend ensuite la
route pour Bandera, la capitale des Cowboys, en plein milieu des Hill
Country, une région très verte, vallonnée, parcourue par de
nombreuses petites rivières dans lesquelles il est possible de se
baigner. Malheureusement on est dimanche et toutes les activités à
Bandera ont eu lieu la veille. On mange un steak dans un restaurant
de cowboy où le thème était John Wayne. On se rend dans un bar de
bikers (dit « Dude bar »). Il fait chaud et on aimerait
bien se baigner.
On appelle en vain
plusieurs parcs naturels : en raison des pluies torrentielles
qui ont touché le Texas ces dernières semaines, énormément
d'endroits sont totalement inondés... Qui aurait cru ? On
décide d'aller un peu plus loin à Concan, dans un grand parc
naturel. Ou plutôt un camp de scouts géant : des panneaux
indiquant qu'il est interdit de boire d'alcool dans le parc sont
affichés un peu partout. Clément décide d'aller quand même en
acheter à la station service du coin, à nouveau en vain :
« This is a dry shop Sir ». Je demande au restaurant où
l'on peut acheter de l'alcool ici. À près de 20 miles aller-retour.
Tant pis, pas de bières fraîches au bord de l'eau ici. Le parc est
magnifique par contre : au bord d'une grande rivière qui
traversent les gorges. On se baigne, on mange, on se couche dans
notre Dodge.
SAN ANTONIO
Fort Alamo
BANDERA
CONCAN, National State Park
DAY 4 :
On prend la route
vers Big Bend National Park, l'un des plus grands parcs naturels des
Etats Unis à sept heures de routes de là. On s'enfonce dans le
Texas beaucoup plus profond. Les routes sont peu fréquentées, on
traverse de nombreux quasi « ghost towns ». Les paysages
commencent à changer, à devenir plus secs. On voit nos premiers
Canyon.
On est maintenant
très proche de la frontière Mexicaine. Je veux la voir et on décide
de rentrer dans la ville de Del Rio pour s'en approcher. A défaut de
frontière, on découvre une ville dynamique et culturelle. Non, je
plaisante. Mais on a bien rigolé. Après un délicieux repas au
Subway (au moins, il y a des choses fraîches!), on reprend la route.
On s'arrête pour
une petite pause culturelle au Walmart. Clément fait son baptême de
Walmart. On achète 5 kg de fruits et des bières (petites contre
réaction) et d'autres choses inutiles et grasses.
On arrive à Big
Bend tôt dans la soirée. On s'arrête à une des seules superettes
du parc (qui fait plus de 80 km!!) qui a également une douche. Des
bières, du vin ! On est rassurés. Sur chaque emplacements on
trouve un petit panneau indiquant de prendre garde aux ours et au
Javelinas et d'enfermer notre nourriture dans des petits placards
extérieurs à nourriture. Peu rassurés, on décide de ne pas trop
baisser nos fenêtres ce soir là. Clément craint d'être réveillé
par un ours affamé grattant à la fenêtre.
En tout cas, la
faune est vraiment incroyable ici. Partout, on voit des rapaces,
qu'on a vite surnommé les pintades volantes, qui survolent le parc,
les routes. Parfois on assiste même à des combats de pintades. Les
fourrés sont pleins de très gros lapins (qui sont apparemment
appelés ici des Jack Rabbits en raison de leur très longues pattes
arrières). Fréquemment, on croise la route de lapins ou d'oiseaux
jihadistes qui se jettent au dernier moment sous nos roues. On a
malgré tout réussi à ne tuer aucun animal pendant notre road trip.
C'est presque un exploit.
Quatre jours au Texas, ça change un homme.
DEL RIO
SANDERSON
Enfin un pays qui me comprend.
DAY 5 :
On se lève tôt. Il
y a effectivement des Javelinas qui se baladent dans le campement. On
décide d'aller voir le Grand Canyon à travers lequel coule le Rio
Grande. Le Rio Grande, n'a de Grande que son nom, car au Texas, le
dernier Etat américain qu'il traverse, il n'est presque plus qu'un
cours d'eau. On voulait se baigner mais la ranger du visitor center
nous l'a fortement déconseillé. Non seulement l'eau est sale, mais
en plus, on serait en train de traverser illégalement la frontière
avec le Mexique ! Tant pis.
Des Boarder Patrol
patrouillent partout le sud du Texas et même le parc. On a croisé à
plusieurs reprises sur la route des check points de contrôle
d'identité.
Après à nouveau
avoir mangé un succulent Cheddar et Turkey sandwich, on s'enfonce un
peu plus dans la montagne pour faire une randonnée. Il fait près de
40° dans le parc, un peu meilleur en altitude mais on a quand même
chaud.
Après la randonnée,
on décide de ne pas rester une nuit de plus et d'avancer vers
Balmoreah où on a entendu qu'il y avait des grandes sources
naturelles transformées en piscine.
On passe par
Terlingua, sensée être la plus importante Ghost Town du Texas. On
est un peu déçu et décidons de continuer un peu plus loin. On voit
des pubs pour un lodge ranch un peu plus loin sur notre route. Un peu
perdu je rentre demander des directions dans une station service où
je rencontre le Sheriff, un magnifique jeune homme dont clairement
toutes les nanas de la boutique étaient folles, qui m'indique le
chemin. On reprend la route. Le ranch est à 15 miles de notre route
principale, très isolé, au bout d'un chemin en terre. On se sent au
bout du monde. Clément est dubitatif au début, mais immédiatement
convaincu par la piscine. On rencontre Dean, le care-keeper et homme
chargé de la sécurité du lieu. Un viel homme de 72 ans, qui est un
puits de connaissances éparpillées et un peu absurde sur l'Europe.
Un vrai personnage. On est les seuls à camper. Il doit y avoir
quelques familles dans les lodges mais on ne les voit pas. La saison
touristique au Texas s'arrête fin mai début avril et le seul café
– restaurant est fermé. On boit nos bières chaudes en mangeant
des céréales, notre dîner. Des bichettes se baladent sur la
propriété. On découvre la salle de jeu. Un lieu glauquissime
prompt à n'importe quel bon film d'horreur. On décide que c'est le
lieu propice pour faire une scéance de photo trash. On joue ensuite
un peu au carte et allons nous coucher.
Le Rio Grande. De l'autre côté, le Mexique.
Nos poches remplies de pierres, on s'est lancés sur le sentier de randonnée.
TERLINGUA, la fameuse "ghost town".
En route vers notre Ranch Lodge.
Les maisons sont tellement éloignées de la route et les unes des autres que souvent aux Etats- Unis, le facteur dépose et récupère le courrier aux boites aux lettres toutes regroupées à l'entrée de la route menant au quartier.
Au Ranch Lodge
Notre emplacement de camping. On ne peut pas dire qu'on a été gêné par les voisins.
Heureusement, aucun de nous deux n'a coulés. Vu l'organisation, on aurait été dans de beaux draps.
Notre chambre avec vue.
DAY 6 :
On lève le camp
-enfin, on ferme le coffre quoi- assez tôt. Clément veut maximiser
notre temps au bord de la piscine naturel. On voulait rester à
Balmoreah mais le camping est déjà plein. Après s'être reposé
toute l'après midi au bord de l'eau on reprend donc la route pour
Monahans Sand Park, un parc naturel où l'on peut randonner et camper
sur une énorme dune de sable, qui au file des années a pris la
véritable allure d'un désert de sable fin. Seul un puits de pétrole
à l'horizon nous rappelle que nous sommes toujours au Texas. Le
paysage a d'ailleurs énormément changé dans la journée : de
notre ranch au milieu des falaises semis désertiques, nous sommes
arrivés dans une région très plate, jonchée de puits de pétrole.
Et quand je dis jonchée, ce n'est pas une exagération : on
croise parfois des champs de puits de pétrole ! Il y en a
partout. Même dans les stations services, les jardins privés,…
Tous les commerces aux alentours ne sont clairement qu'en relation
avec l'industrie pétrolière. Une ambiance étrange. Le soir on va
manger au restaurant Mexicain et on prend des bières à emporter
afin de les boires sur la dune au coucher du soleil.
Pour le Mobilis!
MONAHANS
DAY 7 :
Un de nos buts de ce
road trip : visiter le musée du pétrole de Midland !
Enfin, nous y voilà. On nous donne nos petits bracelets du musée et
on commence la visite. On y apprend plein de choses intéressantes :
- Aucune autre
énergie alternative ne pourrait être une solution pour remplacer le
pétrole. Aucune. Bon, le film n'a pas évoqué le solaire.
- Le pétrole ne vas
jamais s'épuiser, c'est un mythe. Il y a un homme qui n'a fait que
des prédictions exactes au cours de sa vie qui l'a dit d'abord.
Et d'ailleurs, on ne
pourrait pas vivre sans, c'est ce que le film nous a expliqué. Le
film nous a dit que vivre sans pétrole, voudrait dire retourner au
« Dark ages » (autrement dit le Moyen-âge), tout en nous
montrant des hommes et femmes préhistoriques en train de griller
leur viande autour d'un feu.
Un endroit du musée
est dédié à informer tous les jeunes qui voudraient faire carrière
dans le pétrole et les rassure : un métier d'avenir qui
paye très bien.
Nous voilà
rassurés.
On reprend la route.
En chemin, on croise
des panneaux pour un autre Ghost Town à Thurber. Déçus par notre
dernière expérience, on décide de s'y arrêter. Les critiques
disent que des spécialistes des activités paranormales ont
découvert des fantômes sur les photos qu'ils ont pris sur les
lieux. On s'empresse de prendre plein de photos. Malheureusement,
j'ai beau chercher, je ne vois aucun fantômes sur nos photos… !
Mais bon, on a réussi à prendre des chouettes photos quand même.
On approche enfin de
Dallas. Dernier arrêt : Dollar general et Big lots, des petites
boutiques fourrés de joyaux patriotiques. Nos préférés.
Dernière petite photo du camping.
PETROLEUM MUSEUM
THURBER, THE "GHOST TOWN"
DAY 8 :
Clément m'a convaincu d'aller à l'énorme Parc d'Attraction du coin où se trouve l'une des plus grande montagne russe en bois du monde: le Six Flags Over Texas theme park ! On y arrive tôt (merci google). Heureusement, il n'y a pas trop de monde et on attend quasiment à aucune des attractions. On parviens à faire TOUTES les montagnes russes du parc ! On quitte le parc tôt avec une légère nausée. Il y avait de sacré tours : l'un des plus cool était une montagne russe à bord de laquelle il fallait porter des lunettes de réalité virtuelle. On ne voyait pas ce qui se passait réellement mais on avait l'impression d'être à bord d'un vaisseau de guerre qui volait et s'écrasait dans des grattes ciels. Quelle angoisse.
Le soir, une fois remis de nos émotions, on est allé faire du shopping au TJ maXx (autre grand classique américain) puis manger au Red Lobster pour fêter notre dernier soir autour d'un bouteille de Chardonnay Californien.
DAY 9 :
Derniers moments
culinaires ensemble : on va manger au In & Out, une
restaurant de burgers qui existe depuis 1948 qui n'a que 2 hamburgers
sur le menu.
Dernier petit trajet
ensemble pour aller rendre notre fidèle et belle Dodge à
l'aéroport. Après avoir attendu 20 minutes la navette pour aller à
la gare des trains qui relient l'aéroport à Dallas ( gare qui était
en réalité à 50m à pied...Ce pays va me rendre folle) on se
sépare : Clément s'envole pour Paris et moi je vais à la
station de Greyhound pour prendre mon bus pour Albuquerque.












